Notre Métier - SOMMAIRE
Notre
métier - LE COMMISSAIRE-PRISEUR
Les médias relatent régulièrement les ventes publiques.
Ce sera telle oeuvre prestigieuse (tableau, sculpture...), telle grande
collection appartenant à un amateur de renom (...) qui seront vendues
aux enchères devant un public dont l'anonymat est de circonstance.
S'ils masquent en réalité bien des aspects de la profession,
les médias ont le mérite de mettre en lumière le rôle
de l'arbitre-expert que joue le commissaire-priseur dans la vente. La profession,
tout aussi nécessaire aux enjeux des Romains que de nos ancêtres
aux nécessités du temps.
Le jeu du "marché" où offre et demande se côtoient
librement est redevable aussi à l'officier ministériel
qui en assure la régularité. Plus encore, grâce
à ces composantes, des cotes réelles d'objets d'art, de matériel...
peuvent être établies ainsi et devenir de précieuxatouts
pour vendeurs et acheteurs.
Le commissaire-priseur exerce son métier dans le cadre d'un statut
libéral et, à ce titre, doit gérer son étude
comme un chef d'entreprise. La variété des missions qui lui
sont confiées donnent à cette profession un profil original
et attrayant.
La profession a sans cesse évolué et est entrée
dans une compétition plus internationale qui s'est organisée
avec les formes de ventes aux enchères publiques étrangères,
qui elles n'ont pas de statut officiel, mais rejoignent celui du commerçant.
L'accés à la profession se fait nécessairement, en
France, par le rachat d'une étude ou des parts d'une société
de commissaire-priseur, la profession relevant d'un corps d'officiers ministériels
étroitement désignés par l'Etat qui apprécie
moralité et traité de cession selon des critères plus
que séculaires. Il faut préciser que le nombre d'études
en France est reparti selon les nécessités du "marché"
par le minitère de la justice.
"Les
métiers des ventes aux enchères publiques"
Professionnel libéral placé sous la tutelle du ministère
de la justice, au même titre que le corps des officiers ministériels
( notaires, huissiers de justice...) auquel il appartient, son statut lui
donne à titre principal un monopolesur les expertises, les prisées
et les ventes publiques de meubles.
Que fait le commissaire priseur ?
Un rôle original aux missions multiples
Spécialiste de la vente aux enchères publiques, le commissaire-priseur
a une expérience quotidienne et réactuallisée du marché.
Cette connaissance le place donc au mieux pour conseiller l'acheteur et
le vendeur, procéder à des expertises, faire des estimations
(dans le cadre de partages en liaison avec un notaire, de successions, d'assurances...).
Son statut d'" arbitre-expert "est tel , qu'au delà de
son activité dans le domaine gracieux, il est également sollicité
par les tribunaux, par les mandataires judiciaires, les huissiers de justice
, les avocats..., pour donner son avis, faire des expertises et procéder
à des ventes judiciaires . L'impartialité reste une donnée
de sa mission.
Un champ d'action varié
Le commissaire-priseur a vocation à expertiser et à vendre
tout mobilier. Ce vaste domaine d'intervention couvre donc tout aussi bien
:
- Les objets d'art (sculpture, orfévrerie...), les meubles proprement
dits, les tableaux, ou simplement le mobilier "courant";
- mais aussi les aéronefs, les bateaux, comme les véhicules...;
-
ou encore, le matériel artisanal et même
agricole...
Sa mission s'exerce, soit à la demande d'un particulier, d'un
chef d'entreprise, soit à la requète de l'autorité
judiciaire. Dans tous les cas, elle participe à l'élaboration
de la cote du marché des diverses catégories d'oeuvres
d'art, de matériel.
Comment
devient-on commissaire-priseur ?
Au regard des responsabilités qui lui sont confiées, le commissaire-priseur
doit justifier :
Sachez que :
Les intéressés à cette profession sont généralement
passionnés par l'objet, son histoire et sa nécessité,
tout en développant souvent un sens aigus des relations publiques.
Aujourd'hui la profession compte 460 commissaires-priseurs, dont 77 femmes,
titulaires d'une "étude" (331 au total) ou associés
dans une même "étude", sans compter leurs collaborateurs.
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